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Le comité de Gironde d'athlétisme a eu l'excellente idée de publier le lien menant vers l'article de Philippe Gauvin, spécialiste juridique, sur le droit à l'image et le droit de l'image . La lecture est édifiante. Maurice, Bernard B. et L., Martial, Gontran, moi-même et tant d'autres ; bref toute personne effectuant des photographies d'épreuves sportives peut se voir traînée en justice en vertu de ce paragraphe : " L’usage, sans son autorisation, de l’image d’une personne dans le cadre de sa vie privée peut donc entraîner la mise en cause de la responsabilité de l’utilisateur. Il faut pour cela que la preuve de l’existence d’un préjudice constitutif d’une atteinte à la vie privée soit faite ".Quel cliché peut porter atteinte à la vie privée de la personne photographiée et dans quel(s) cas ? En me creusant - beaucoup - les méninges, j'imagine 3 cas de figures : un coureur en congé maladie, un couple adultère, un évadé. A mon avis, une personne malade ne doit pas être vraiment en pleine possession de ses moyens pour s'aligner sur une course. Le couple adultère doit avoir autre chose à faire. Quant à l'échappé de prison ... Le risque de se retrouver devant les tribunaux existe pourtant dans une société qui s'américanise. Entendez par là, une société où des procéduriers cherchent à se faire de l'argent sur le dos des autres. L'exemple le plus typique est celui du procès fait à l'ex-Seita par des fumeurs atteints du cancer car ces derniers ne savaient pas que fumer peut provoquer cette maladie. Autant de malhonnêteté ( ou de cupidité ) fait frémir et devrait au contraire se retourner contre les défenseurs de pareils dossiers. Ouh-la-la, pas de ça. Il faut être politiquement correct. Toutes les causes, même les plus vérolées, surtout celles-ci d'ailleurs, sont défendables. Celles du web-photographe, peut-être un peu moins. Quel est le crime du web-photographe ? Loin de toutes pensées malsaines, il dépense son temps et son argent à acheter du matériel photographique, à faire des kilomètres, à mettre en page et à publier à ses frais des photos pour illustrer un article, agrémenter un site qui serait bien fade avec seulement du texte, laisser un souvenir de sa course au participant. Ce qui fait sourire, c'est de recevoir des é-mails de coureurs filmés qui ne se retrouvent pas dans les clichés publiés parce que le photographe amateur a bougé et manqué les leurs. Idem de la part de parents de jeunes athlètes. Comment le web-photographe peut-il se protéger ? Difficilement en vérité. Il a la ressource de demander à l'organisateur d'une manifestation d'inclure une clause dans le réglement comme je l'avais demandé par exemple à Michel Brothier pour le 10 km du Haillan. S'il est également webmaster, il peut, c'est ce que je fais, truffer les albums photographiques de ses sites de mises en garde comme ici avec : l'USC Saucataise, faire ajouter un paragraphe au dossier d'inscription en début de saison sportive. Ces protections peuvent se révéler efficaces dans ces cas très précis. Mais lorsque le site ou le blog est généraliste comme Courir 33 ou Jog Photo 33 ( la liste n'est pas limitative ), il est impossible d'obtenir une autorisation écrite de chaque participant. Quel moyen de défense reste-t-il au web-photographe et au webmaster ? Un seul, j'ai bien peur : prier pour que son chemin ne croise pas celui d'un procé(or)durier. |