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Ce dimanche 11 mars 2007 vers 8 h 30, par une matinée ensoleillée, les premières voitures de coureurs arrivent sur le parking de la mairie de l’hôtel de ville de Cenon. Immédiatement, les bénévoles nous aident à nous garer et nous donnent les premiers renseignements, avec le sourire ! Ses premières impressions se confirmeront tout au long de la journée : tout est mis en œuvre pour que les coureurs et leurs familles se sentent bien, pris en charge, pouponnés, restaurés, rassurés… L’organisation a tout prévu : un petit déjeuner copieux, des animations pour les familles avec mur d’escalade, tyrolienne, démonstration des pompiers, stands des sponsors et surtout 3 parcours : une randonnée, un trail « découverte » de 12 Km et l’épreuve « reine » de la journée le trail « extrême » de 23 km.
A partir de 9h, l’échauffement démarre et on sent bien que les premiers sont venus pour en découdre dans le cadre de cette première manche du challenge des trails des 1ères côtes de Bordeaux et de l’Entre-Deux- Mers.
Après le briefing de course au alentour de 10 h , puis l’annonce qu’une partie des recettes sera réservée à une œuvre caritative pour les orphelins des pompiers, le trail va enfin pourvoir démarrer avec un petit quart d’heure de retard.
La suite est dantesque. Un travail titanesque des organisateurs pour nous faire passer à Cenon, Lormont puis Floirac… toujours à flancs de colline en sous-bois avec des relances et des chemins sortis de nulle part ! Nous gravissons les pentes abruptes à l’aide de cordes d’escalade, franchissons des ruisseaux , traversons une petite grotte, coupons à travers fourrés et autres ronces. La première partie de la course est extrêmement technique et les « trailers » sont au avant-poste alors que les « coureurs de bitume » essaient de limiter la casse. Heureusement la météo a été clémente ces 2 derniers jours permettant en grande partie au terrain de sécher sinon on n’ose imaginer dans quel état nous aurions fini ! Si l’on se demandait initialement où les organisateurs avait pu dénicher un dénivelé de 1000 m, on a très vite compris en nous faisant « monter –descendre », puis « monter –descendre », et encore « monter –descendre » par des chemins toujours très bien balisés mais vraiment très raides. La seconde partie est un peu plus « roulante » du côté du domaine de la Burthe à Floirac, et ceux qui en ont encore sous le pied peuvent essayer de rattraper partiellement leur retard… s’il leur reste encore du jus après les 10 premiers km très éprouvants. Le retour redevient délicat avec nouveau passage à l’aide de corde et enfin, on entend la musique et la voix caractéristique d’Alain Létard, l’animateur spécialiste des trails (en autres !).
Enfin, nous retrouvons le site d’animation et tout le monde pense la course finie mais les organisateurs nous ont concocté une dernière surprise : il reste une petite boucle de 800 mètre avec une dernière montée abrupte à franchir à l’aide de corde : tout au long de ce parcours, si les jambes ont naturellement été mises à contribution, les bras n’étaient pas en reste. Enfin, l’arrivée avec son ravitaillement…les premiers commentaires d’après course : « A boire ! », « Jacques était bien préparé mais Pascal est parti plus prudemment, ceci explique cela … » , « quelle super organisation et ses chemins, on dirait qu’ils ont été tracés à la machette à travers les ronces !» « Hé bien oui, c’était génial, on reviendra »… bref, des commentaires sur la gestion de la course, mais aussi un flot d’éloges pour l’Organisation et « l’esprit trail » qu’elle a complètement insufflée à cette épreuve.
Ensuite, la recherche des douches … et là, c’est un peu dommage, elles ne sont pas proximité. Tant pis , on se rince et se débarbouille et on se dirige vers la tente des repas… et là nouvelle surprise, c’est un vrai repas qui nous attend avec soupe, gratin dauphinois et steak grillé, tarte aux fruits et café… Nous repartons ensuite sur le site d’animation et là, en tant que coureurs exigeants, on regrette alors que les résultats tardent à être affichés pour le « 23 km » au-delà des 15 premiers arrivants…Le vin d’honneur se prépare ainsi que la remise des récompenses. Sur ces deux derniers points, il est dommage que cela soit aussi tardif vers 14h30 car quelques coureurs et leur famille ont déjà quitté le site… espérant (à tort !), une nouvelle victoire du quinze tricolore dans le tournoi des 6 nations.
Cependant, conscient du travail nécessaire pour organiser une telle épreuve, de l’implication des bénévoles et des élus pour arriver à mettre en place toute la logistique et la sécurité nécessaires, de la générosité des sponsors, je n’ai qu’un mot : je vous tire mon chapeau bas , messieurs et mesdames d’AGN 33 !
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