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Le portrait de Gérard Dupuy


Son cadre de vie : Noirmoutier

Question : Pouvez-vous commencer par décrire votre parcours sportif ?

Réponse :J’ai débuté l’athlétisme en mai 1968. Il n’y avait pas classe et je m’ennuyais. J’ai accompagné un copain qui allait en voir un autre qui s’entraînait sur le stade et ça m’a plu tout de suite. Pourtant j’étais très mauvais et n’aimais pas particulièrement le sport. A 15 ans je courais le 50 m en 10’’5, sautais 0 m 95 en hauteur et lançais le poids de 4 kg à 3 m 20 ! ( J’ai retrouvé par la suite le carnet sur lequel mon prof d’EPS nous faisait noter nos performances ). Ma première réelle saison fut donc 1969 et j’étais cadet 2, licencié au Troyes Omnisports. Bien entendu partant d’aussi bas je ne pouvais que progresser et quelque part c’est motivant. En novembre 1969, mes parents ont déménagé et j’ai donc muté à l’EC Orléans où j’ai fait toute ma carrière. La rencontre avec Jean Darot, fondateur du club, ancien international ( 36 sélections ) fut déterminante. Sa rigueur, sa droiture, ses compétences et son humour furent un réel déclic. C’est lui qui m’a donné le goût des statistiques et il est certain que sans cette rencontre je ne serais pas passionné comme je le suis. Je tiens à lui rendre hommage.
Peu à peu mes performances devenaient moins ridicules et je commençais à glaner quelques titres départementaux, régionaux, interrégionaux. Je n’avais pas à proprement parler de spécialité car tout me plaisait. Aux interclubs on a pu me voir au marteau, au 1 500 m, au 110 m haies mais aussi dans mes points les plus corrects, le sprint et le 400 m haies. Bien entendu j’adore les épreuves combinées et me suis même amusé à faire un décathlon en 30 minutes ( 4 800 pts… ). Si on veut parler performances, j’ai doublé mon record en sprint puisqu’en 1977 j’ai réalisé 10’’5 au 100 m cette fois, 54’’95 au 400 m haies, 1 m 88 en hauteur, 35 m 02 au disque, 4’34’’0 au 1500 ( en décathlon ) etc. J’ai eu la chance d’être deuxième aux championnats de France de relais sur 4 x 200 m avec mes camarades de l’ECO en 1976.
En 1982 je me suis installé sur l’île de Noirmoutier où je demeure toujours, pas de stade, pas de structure, ma dernière licence et mes derniers interclubs ( toujours à l’EC Orléans ) seront donc en 1985.
Depuis je garde une activité physique régulière, footing avec des copains sans passé sportif, randonnées en montagne, etc. Le poids est resté le même qu’il y a trente-cinq ans !



30.10.2009 : son ascension de l'Etna

Question : A quand remonte votre découverte de l'informatique et d'internet ?

Réponse : En 1994, j’assistais aux championnats d’Europe en salle à Bercy, et j’aperçus Bruno Fougeron, un ancien copain de stade de ma période en ligue du Centre, nous papotons et au fil de la conversation, quand il apprend comment je procède pour mon fichier, sans hésiter il me propose : « j’ai deux ordinateurs à la maison, passe chez moi, je t’en donnerai un ! »
Et c’est ainsi que j’ai mis le doigt sur le clavier ! Peu à peu d’autres idées d’études vinrent, il y en a encore plein en réserve dans la tête, mais pour l’instant le « chantier » des finalistes des championnats de France est copieux, surtout qu’il y a tout un tas de dossiers à maintenir à côté, et que je veille à ne pas me laisser dévorer par l’athlétisme. Il y a une vie à côté ! Une chose est sûre : l’informatique permet de réaliser des prouesses, mais d’une part il faut alimenter l’ordinateur en données, et d’autre part il faut certaines compétences techniques que je ne possédais pas et qui me font encore souvent grandement défaut. Mais à la FFA, il y a une personne extraordinaire dans ce domaine, un bourreau de travail, capable de démêler toutes sortes de problèmes, de créer des structures pour nous faciliter le travail, j’ai nommé Philippe Guilbaud. Dommage que certaines personnes dans cette grande maison l’ignorent parfois ( pour ne pas dire plus ) probablement par crainte qu’il ne leur fasse de l’ombre. Craintes infondées quand on connait son humilité et sa gentillesse.



Le mimosa : arbre symbolique de Noirmoutier

Question : Comment l'idée vous est venue de vous lancer dans ce travail de titan ?

Réponse : C’est Jean Darot qui m’a fait découvrir les statistiques et j’ai commencé par l’aider à tenir à jour les résultats des athlètes de l’EC Orléans. Un jour j’ai eu envie de retracer les carrières internationales des athlètes du club, tâche relativement facile pour un club « jeune » et j’ai voulu faire la même chose pour les internationaux du département ( Loiret ). Mais là, je me suis vite heurté à des difficultés pour retrouver les renseignements. J’ai donc écrit à la FFA et on m’a répondu qu’il n’y avait absolument rien concernant les carrières des internationaux. Ca m’a paru assez invraisemblable, je me suis dit : Je vais le faire ! Et j’ai commencé par les féminines car j’ai une préférence pour le sport féminin. Avec beaucoup de peine ça avançait, et je copiais tout à la main sur de la « pelure » pour que ça prenne moins de place ! Ensuite quand une fiche était terminée, je la tapais à la machine ( sur une vieille machine à ruban )…
En 1981, je rencontre Jean Creuzé, grand historien de notre sport et Jean Gilbert qui a créé le service des statistiques de la FFA. Je leur propose donc mon travail et ils me répondent très directement, « oui, c’est bien mais ça ne sert à rien s’il n’y a pas les masculins ! » J’ai donc repris mon crayon, ma gomme, mes pelures et ma vieille machine à écrire et grâce à l’aide énorme apportée par Jean Creuzé qui se déplaçait à la bibliothèque nationale pour rechercher des résultats manquants, la liste des internationaux masculins s’est constituée. Pour la mener à son terme il m’a fallu treize ans. Ensuite, il n’y avait plus qu’à affiner et à compléter au fur et à mesure des compétitions internationales du moment. Que faire ensuite ? Il manquait les sélections des équipes de France « jeunes » (cadets – juniors – espoirs). Je m’y suis donc collé toujours avec la même méthodologie.



Sa passion : la Scandinavie. Ici : les îles Lofoten

Question : Quels sont vos prochains projets d'étude ?

Réponse : Mes études statistiques futures vont consister dans un premier temps à poursuivre la mise en ligne des finalistes des championnats de France. Certes, si dans le temps j’ai l’impression d’avoir dépassé la moitié puisqu’ayant commencé en 1888 et en étant au milieu des années 1960, en réalité la suite va être beaucoup plus longue. Le programme féminin va s’étoffer (courses de demi-fond, perche, triple, marteau, 400 m haies, steeple, etc.) puis l’ensemble des championnats va considérablement se diversifier aussi : la salle va faire son apparition, puis les courses sur route (semi-marathon, 100 km, 24 heures, etc.), la montagne, le trail, les finalistes qui, jusqu’en 1968 se limitaient à 6 vont passer à 8, donc j’en ai au moins pour deux à trois ans pour continuer cette compilation. Par contre je vais perdre moins de temps en recherche de prénoms, car pour ces quarante dernières années, je pense les retrouver beaucoup plus rapidement.
J’avais entrepris de recenser les résultats complets de tous les matchs internationaux. J’avais un peu plus de 25 000 résultats enregistrés lorsqu’un virus non détecté (j’ai changé d’antivirus depuis !) m’a supprimé tous mes fichiers et cette partie n’avait pas été sauvegardée ! Je ne m’y remets pas ! Mais je pense qu’un collègue va faire une étude sur ce thème en se limitant cependant aux rencontres seniors « pays contre pays ». La tenue des études déjà en ligne sur le site de la Commission de la Documentation et de l’Histoire (nouvelle appellation de la CDM) est très gourmande en temps.
J’aimerais également faire une étude complète sur les finalistes aux championnats de France de relais avec les noms de tous les relayeurs de chaque équipe. Mais ce sera pour beaucoup plus tard si personne ne l’a fait avant…
Et puis d’autres idées un peu dans le vague aussi, et qui ne se concrétiseront peut-être jamais. Mon but restant toujours le même, faire partager le plus de documents possibles d’une façon que j’espère claire, afin que notre sport bénéficie d’une histoire consultable facilement. Mais avant tout je répète que ce n’est qu’une passion et que je veux éviter d’être absorbé totalement par ces chiffres ! Il faut vivre à côté !