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Jog Photo 33 se paie le portrait de Rémy Jégard

Bonjour Rémy. Par les temps qui courent, les aventuriers se font rare. Aventurier te concernant n'est pas exagéré et je ne fais pas allusion ici qu'à tes entreprises sportives. N'est-ce-pas l'être que de se lancer dans la publication d'un journal dans un tel contexte de concurrence ? De concurrences, devrais-je écrire, puisque tu te trouves confronté à des pros des divers médias et à des amateurs, le plus souvent révélés par internet. Pour ces raisons-là, et d'autres encore qui se révéleront au fur et à mesure de l'entretien, c’est avec plaisir que je vais me payer ton portrait.


C'est pas tout ça ... c'est peut-être l'heure de commencer mon portrait.

Qui es-tu Rémy ?

Question : si tu devais rédiger une lettre de motivation pour une embauche, quels renseignements y ferais-tu figurer ?
Réponse : tout d'abord, cela dépendrait du genre de boulot que je viserais. Mais je pense que j'appuierais sur le fait que je suis un touche-à-tout, très motivé et que j'aime bien aller au bout des choses quand je les commence. Peut-être un petit volet pour rappeler mes résultats sportifs et puis bien sûr mon cursus universitaire. Ensuite, bien entendu, je parlerais de mon expérience professionnelle déjà assez grande. Mais cela pourrait m'aider surtout à trouver un boulot dans le domaine de la communication. C'est assez réducteur mais c'est la branche que j'ai choisie depuis près de 20 ans maintenant ...


Le sportif

Question : peux-tu récapituler ta carrière sportive ?
Réponse : en fait, j'ai commencé par le vélo dès l'âge de 13 ans en catégorie minimes. Le virus m'a été transmis par mon père qui a bien failli devenir professionnel à l'époque. J'ai été vice-champion d'Aquitaine en cadets et qualifié pour les France. C'est durant ces mêmes années que j'ai découvert les cross-country. Cela me permettait de faire quelque chose l'hiver et d'arriver très en forme en été au moment des courses cyclistes. J'ai obtenu un titre interrégional en cross avec l'équipe du Stade Villeneuvois et aussi une qualification pour les France. C'était la belle époque.
Après, j'ai dû couper un peu pour les études. J'ai repris vers l'âge de 22 ans. D'abord, pour garder la forme. Puis les courses nature m'ont assez rapidement plu. Je me suis plongé dans le monde des trails. Avec pas mal de résultats intéressants sur du long. J'ai gagné le challenge des trails du Sud-Ouest, celui des trails du Fromage, plusieurs fois l'Euskal Trail, le semi raid de la Réunion et également pas mal de courses régionales. J'ai fini aussi une année 8ème aux Templiers et 8ème l'année d'après à l'Aubrac.

Question : tes meilleurs souvenirs ?
Réponse : au niveau sportif, je crois que la première victoire à l'Euskal reste le plus fort. Parce que c'était par équipes et partagé avec un copain : Claude Escots. Parce qu'aussi l'ambiance était super et qu'on a été accueilli comme des héros dans la vallée. Là bas, je m'y suis fait des vrais amis depuis ...

Question : les moments que tu préfererais oublier ?
Réponse : il n'y en a pas vraiment parce je pars du principe que ce qui doit arriver arrive de toute façon. Alors c'est vrai qu'une année sur l'Euskal Endurance, je me suis tordu la cheville alors que je m'étais entraîné durant quelques semaines. Et puis, il y a aussi plein de petites courses où on rate la victoire pour un rien, où on se perd et où il faut cravacher pour revenir. Ensuite, on peut toujours essayer d'imaginer comment cela se serait passé sans ça ou ça, mais c'est fini de toute façon.

Question : trouves-tu encore le temps de pratiquer ?
Réponse : comme j'ai la chance de bosser depuis chez moi, sauf bien sûr tous les week-end sur les courses, je peux planifier mon emploi du temps à ma sauce. Aussi, si j'ai envie de privilégier l'entraînement, il n'y a aucun problème. Ensuite à moi de bosser quand je peux ou quand je veux et j'ai toute la journée pour cela.

Question : as-tu des projets sportifs ? Si oui, lesquels ?
Réponse : Rien de particulier, je me fixe des objectifs d'une année sur l'autre. Il y a toujours en fin de saison soit les Templiers, soit la Réunion et cela fait presque 10 ans que c'est ainsi. J'aimerais bien, c'est vrai, participer au marathon des Sables ou encore à une épreuve au Népal. A voir !


Running Mag

Question : Running Mag existe - je l'ai rencontré - mais pourquoi ne le trouve-t-on pas en librairie ?
Réponse : Pour se procurer le magazine, il y a trois solutions en tout et pour tout. Soit s'abonner et cela revient à 17 euros pour l'année ( 11 numéros ) en envoyant coordonnées et paiement au journal : 9 Impasse du col du Soulor - 31240 L'Union. On peut aussi le trouver dans quelques points très précis sur Agen et Bordeaux et notamment chez Macadam Sport au 27 quai des Chartrons qui est partenaire du journal. Mais il y aussi, et c'est surtout comme cela que le mag fonctionne, des partenariats signés avec des organisateurs de courses. Ainsi un organisateur nous achète autant d'exemplaires qu'il a de coureurs. Nous nous occupons de l'envoi et bien entendu nous publions tous les résultats de l'épreuve et nous gardons une place conséquente pour ce reportage. Plus de deux pages le plus souvent. Nous baissons au maximum les tarifs pour ces cas-là et ça marche plutôt bien. Tous les organisateurs peuvent d'ailleurs me contacter au 06 13 36 08 87 pour parler de leur épreuve.


Le journaliste

Question : qu'est-ce-qui t'a décidé à créer Running Mag ?
Réponse : comme je travaillais dans le milieu du journalisme sportif depuis quelques temps déjà et que je m'étais en plus spécialisé dans la course à pied et l'aventure ces dernières années, je me suis rendu compte que toutes les courses n'étaient pas traitées dans la presse. Par manque de place dans les magazines nationaux ou de temps pour la presse quotidienne régionale. Il manquait toujours des résultats ou bien on ne parlait pas du tout de telle ou telle épreuve. C'est pour palier à cela que j'ai décidé de lancer Running Mag à la base.

Question : avais-tu une expérience journalistique ?
Réponse : oui. J'ai réussi à obtenir une carte de presse en 1987. Cela remonte déjà un peu ... A l'époque, je pigeais pour la Dépêche du Midi, le quotidien du coin. Puis je suis parti à la Réunion pour un poste à temps plein en tant que journaliste sportif. Après, je suis allé en Belgique puis en Alsace et à chaque fois pour des postes dans des revues spécialisées.

Question : pourquoi un journal consacré à la course à pied et pas à autre chose ?
Réponse : C'est ma passion. C'est ce que je connais le mieux ... Je ne me voyais pas faire autre chose.

Question : espères-tu vivre correctement avec ton journal ?
Réponse : disons que je ne gagne pas des milliers d'euros. Avec un seul titre sur une région, j'avoue que c'est un peu juste. Avec aujourd'hui trois régions couvertes ( Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon ), c'est déjà mieux. Ca fait pas mal de boulot aussi.

Question : n'es-tu pas obligé d'avoir une autre activité pour faire bouillir la marmite ?
Réponse : je garde quelques piges dans les revues spécialisées, parce que j'ai les contacts et que de toute façon je vais sur les épreuves. De plus, j'ai vraiment trop de boulot avec trois titres mensuels pour pouvoir vraiment faire autre chose.


Question : y-a-t-il une vie hors de Running Mag ?
Réponse : bien sûr. Il y a d'abord la pratique de la course à pied, tu l'auras compris, et puis il y aussi ma petite famille. Je viens d'avoir une petite fille : Lilou qui a juste deux mois. C'est vraiment le bonheur. Tout simplement, je crois que c'est quelque chose que je voulais partager avec ma compagne. Cela fait plus de trois ans que je partage sa vie et tout semble simple ainsi. Une vraie complicité sans jamais de heurts, ni de problèmes. Elle aussi aime la course. La vie est belle, quoi !

Question : comment envisages-tu ton avenir ?
Réponse : en continuant sur la lancée. Cela fait cinq ans que le Running Mag existe. J'envisage d'en créer peut-être encore un autre mais ce n'est pas obligatoire. On verra avec les contacts actuels. Je préfère autant pouvoir continuer à courir, m'occuper de ma famille, passer de bons moments, lire, vivre en somme, que de me rajouter du boulot et ne plus en profiter. Un choix de vie en fait !

Question : conseillerais-tu à quelqu'un d'autre de faire la même chose ? et pour quelle(s) raison(s) ?
Réponse : franchement, je ne sais pas trop. Il faut pouvoir faire plusieurs choses à la fois. Je fais aussi bien les textes, que les photos, la mise en page, la recherche de pub, que l'appel aux organisateurs, sans parler de la paperasse ( facturations, comptabilité, etc ... ). Cela fait beaucoup et il faut vraiment être motivé. Ensuite, il faut se dire que durant une année ou deux, cela ne va pas rapporter grand chose, il faut être passionné par l'activité. Au final, beaucoup de paramètres à devoir maitriser pour le conseiller à quelqu'un.


Les coups de coeur

Question : qu’est-ce-qui te touche au quotidien ?
Réponse : en ce moment, se sont certainement les gazouillis de ma fille Lilou. J'ai l'impression de commencer à commmuniquer avec elle. Autrement, ce qui me touche réellement dans la vie, c'est lorsque je voyage dans un autre pays. Pouvoir vivre des choses simples avec des gens qui vivent totalement différement de vous. Je trouve que c'est la vraie saveur de l'existence. Cela permet aussi de rester humble dans sa propre vie. On peut ainsi relativiser par rapport à la chance que l'on a de vivre avec tout à la portée de main. Beaucoup de gens sont trop gâtés et ne le savent même pas.


Les coups de gueule

Question : qu’est-ce-qui te donne envie de hurler ?
Réponse : comme je suis quelqu'un de très calme, pas grand chose. Si ... lorsque je vois, encore à notre époque, quelqu'un jeter quelque chose par la fenêtre de sa voiture. Et puis surtout un sentiment d'inégalité, ou plus précisément d'impuissance, devant certaines situations. Par exemple, quand vous essayez de joindre désespérement un service téléphonique pour faire réparer une ligne ADSL. Vous attendez une demie-heure que l'on décroche pour vous entendre dire qu'il ne faut pas s'inquiéter, que l'on va résoudre votre problème. Quinze jours après, toujours pareil. Et vous n'avez aucune solution, à part peut-être rejoindre une association de consommateurs. Mais cela va durer longtemps et, pendant ce temps, votre ligne n'est pas opérationnelle. Quand elle vous sert pour le boulot, c'est le drame. Ce sentiment d'injustice, c'est à hurler !