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Ezzobayry, le petit gars d’Alès !
Recevoir les championnats de France n’est jamais chose aisée pour un club ou une commune. Leucate et son service des sports, sous la houlette d’Eric Vidal, s’en sont sorti de belle manière. Les courses se sont enchaînées sans encombre sous un parcours hyper roulant... et sans vent !
Certains diront qu’il faut être un peu fou pour vouloir organiser des championnats de France à notre époque. Le cahier des charges est tel, imposé par la Fédération Française d’athlétisme qui se déplace d’ailleurs en masse à l’occasion, que cela aura de quoi décourager bon nombre de nos passionnés. Pourtant, outre le fait qu’il faille y laisser également quelques menues monnaies, cela est une vitrine prestigieuse pour la localité qui s’y colle. Des gens de toute la France se donne rendez-vous, souvent pour un week-end entier, sur le lieu de l’événement et le tourisme ne peut qu’être boosté... Personne n’a encore oublié les deux derniers championnats de la spécialité. Dax et Taulé Morlaix ont marqué les esprits. Autant par les festivités qui vivaient autour des compétitions que par le professionnalisme des organisateurs, habitués à brasser la foule des coureurs. Ceux-ci se connaissent très bien entre eux d’ailleurs et sont devenus des amis. Comme pour former le petit club des organisateurs des Frances de 10km.
On ne peut pas dire pour le moment si Eric Vidal fera un jour parti de ce petit cercle fermé, mais en tout cas, il a tout mis en oeuvre pour que cette date du 23 septembre reste elle aussi gravée dans les mémoires. Et la chose ne fut pas forcément simple avec comme moyen, une ville plus petite que les deux précitées et puis une échéance raccourcie également.
“C’est vrai que nous avons appris que nous pourrions organiser ces championnats que très tard dans l’année” précise Eric, que nous connaissons très bien au magazine. Lui, le maître de cérémonie des 10km de la Corrège et des autres courses estivales de Leucate. “Une ville s’est désistée et finalement c’est Jean-Claude Moulin qui nous a proposé, lors d’une réunion à la Fédération... Nous avons sauté sur l’occasion car c’est une belle opportunité. C’est aussi un sacré challenge.”
Sur place en tout cas, rien à déplorer. Quatre courses distinctes, quatre horaires qui se sont suivis, quatre arrivées et quatre départs avec près de 1500 coureurs en tout. Eric et son équipe étaient aidés par l’ACNM de Narbonne, mais aussi bien sûr par les gens de la Fédération en question. Le parcours de l’avis de tous était idéal car très plat et l’absence de vent était vraiment inespérée. Bien sûr il a fait un peu lourd toute la matinée à défaut de gros soleil. L’arrivée sur la plage permettait aussi à la plupart des coureurs d’aller faire un petit “plouf” dans la Grande Bleue. Bref à défaut de grande fête populaire comme à Dax, on gardait tout de même le côté “fin de vacances” qui a plu à beaucoup. D’autant plus que les cérémonies protocolaires qui suivaient toutes les compétitions se déroulaient “les pieds dans le sable”. C’est tout de même assez rare pour être signalé. Entendre la Marseillaise en scrutant la mer et un soleil sur l’horizon, ça peut faire rêver. Côté compétition donc quatre épreuves se sont succédées.
Les vétérans et les juniors
A 8h30, c’est la premier départ. C’est au sein du peloton des vétérans mélangés aux juniors qu’il y a le plus de monde. 475 en tout franchiront la ligne. C’est là aussi que le suspense sera le plus complet. En effet après un premier tour, ils sont encore quatre au coude à coude. Abdallah Moulay est en chasse patate, seul, derrière. Notre ami de Perpignan finira finalement quatrième. A quelques secondes du podium. Devant ça arrivera finalement au sprint. Noreddine Khezzane l’emporte en 31’54’’ contre 31’55’’ à Jean-Joseph Brecheteau déjà titré l’an passé. Chez les jeunes, moins de problème pour Flavien Thomas qui l’emporte en 32’17’’. CÎté local, on note la deuxième place de MickaÎl Bouchemit en V2 et la troisième de Jacques Pairo en V3.
Les féminines
A 9h10, c’est au tour des féminines. Elles ne sont que 335 en tout. Pour toutes les catégories confondues. Devant Samira Mezeghrane prend vite la poudre d’escampette. Elle qui avait terminé troisième l’an passé, profite de l’absence de Julie Coulaud. Elle a trente secondes d’avance après le premier tour. Derrière elle, Carmen Oliveras, la locale de la course, s’est aussi détachée. Et les soeurs Kuster, éternelles, gravissent une marche supplémentaire. Elles finissaient cinq et sixième en 2006. Là elles terminent troisième et quatrièm, mais bien évidemment sont une nouvelle fois titrées en vétérans. Simone, cette fois, finit devant sa soeur Line. En espoirs, Mélanie Prudent l’emporte tandis qu’en juniors, Florine Chaslin est loin devant. Dans les régionaux, Sylvie Fourdrinier monte également sur le podium dans sa catégorie. Troisième.
Les seniors et les espoirs
C’est la grande course. Avec un départ à 10h20. Ils sont 237 à franchir la ligne. Il n’y a pas le tenant du titre, ni David Ramard d’ailleurs. Pourtant c’est son copain marathonien, Ahmed Ezzobayry, très en vue au dernier marathon de Paris (terminé en 2h11’18’’, qui va réussir le tour de force. Il n’avait pas recouru depuis cette épreuve. Il est calé un long moment derri!re l’imposant Alsacien, Pierre Joncheray et fera parler sa pointe de vitesse dans le dernier kilomètre. 28’55’’, ce n’est pas si mal. Kais Bouziane, lui aussi marathonien à ses heures, complète le podium. Le récent vainqueur de la Feriascapade. Le premier espoir, Carlos Da Silva, n’étant pas français, c’est bel et bien, Sulian Courjal, le Breton d’Evry qui l’emporte en 31’07’’. Juste une poignée de secondes devant Djillali Dadda. Par équipes, on note aussi la victoire d’Ales.
L’Open
Comme toujours sur un championnat, il y a une course Open, réservée à tous ceux qui n’ont pas obtenu leur qualification. Ou qui n’ont pas pu être pris, faute d’avoir envoyé leur engagement à temps. En effet le changement de catégorie intervenant début septembre à la FFA, il ne fallait pas traîner pour les France, quinze jours plus tard. Beaucoup y auront laissé leurs espérances.
Etienne Diemunsch, le triathlète, avait une classe d’avance, parmi les 298 participants. Il signe un 31’34’’, seul devant. Ce qui lui aurait valu tout de même de figurer dans le Top 5 en officiel. Dommage! Le deuxième est Nafa Belkai en 32’18’’ et la première féminine Anne Valéro.
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